11/17/06 12:51PM

Dans la séction 1 Les traditions poétiques 1 de son livre Jeux de mémoire, aspects de la mnémotechine médievale, Paul Zumthor remarque que: 2 La société européene, jusqu'a tard dans le 16e siècle, parait obsédé par le souci de garder en perpétuelle mémoire ce qui fond sa communauté: d'où cet appétit d'entendre et de raconter, cette tendance à extraire, de n'importe quoi, des leçons de vie. Les diverses formes poétiques m'apparaissent comme l'émancipation de ce besoin 2 (p. 11). Au centre de la plupart de ces récits poétiques, il existe un personnage principal qui est le chevalier. Ce chevalier répresente les valeurs médievales, et l'évolution de ce personnage dans la littérature du Moyen Âge nous montre également l'évolution des valeurs répresentées.
La chanson de Roland est une chanson de geste où sont répresentées beaucoup de valeurs féodales. Le mot 3 geste 3 vient du mot latin 4 gesta 4, le participé passé du verbe gero, signifiant 5 choses accomplies, hauts faits, exploits. 5 Dans La chanson de Roland, les gestes sont accomplis par l'armée française en espagne, notamment par le roi Charlemagne, un des trois grands héros du Moyen Âge, et par son neveau Roland, le personnage principal. Un des premiers gestes de celui-là est son rôle dans la bataille contre l'armée sarrasine du roi Marsile qui attaque par surprise l'arrière-garde de l'armée française. Même si ces 6 païens 6 sont cent mille tandis que les français sont vingt mille, Roland le preux n'a rien à craindre. Il refuse de sonner le cor pour appeler son oncle Charlamagne à son aide parce qu'il est plus honnorable de vaincre l'ennemi avec seulement l'arrière-garde. Ce geste d'honneur montre également une autre qualité très importante, le courage, appellé la prouesse au Moyen Âge. Cette qualité n'appartient pas seulement à Roland, mais à toute l'armée française qui se batte jusqu'au dernier homme contre l'armée de Marsile. À la fin de cette battaile, quand tous les autres français sont morts, Roland se rompe la tête en sonnant le cor pour appeler son oncle. Les effets de sa mort montrent d'autres qualités d'importance hors à l'extérieur du champ de bataille.


11/17/06 12:40PM

Richard Simpson
FLIT 220
Une illusion enfantine
Amélie Nothomb est née au Japon et elle y a habité pendant les premiers cinq ans de sa vie. Quand elle y retourne pour travailler dans une entreprise japonaise, elle est sériuse quant à son travail. Malgré ses erreurs incessantes, elle ne veut pas _perdre la face , c'est-à-dire démissioner. Mais comme Amélie descend jusq'au fond de l'hiérarchie de la compagnie Yummimoto, elle a besoin de plusieurs choses et personnes pour ne pas se perdre la tête dans l'humiliation de ses tâches.
La première personne qui donne courage à Amélie est monsieur Tenshi. Son nom signifie _ ange _, est c'est exactement cela qu'il répresente pour Amélie. Elle décrit ses sentiments pour lui: _ je ressentis d'emblée pour monsieur Tenshi un dévouement sans bornes, le dévouement que tout Japonais doit à son chef et que j'avais été incapable de concevoir à l'endroit de monsieur Saito et de monsieur Omochi _ (p. 39). Malheureusement pour Amélie, ce _ dévouement _ la mène à écrire un rapport pour monsieur Tenshi, un rapport qui finit par les faire tous les deux réprimander par monsieur Omochi.
Madmoiselle Mori lui donne ensuite du travail de comptabilité. Même si Amélie trouve ce monde de chiffres ennuyant, elle y trouve une certaine tranquilité. Comme _ un moine copiste au Moyen Âge _, Amélie devient très calme en faisant son travail et elle appelle ce sentiment _ la sérénité facturière _ (p. 59). Ce sentiment l'aide à oublier l'ennui qu'elle a éprouvé lorsque monsieur Omochi l'a reprochée.
Toutefois, Amélie rêve un peu trop en copiant les colonnes de chiffres, une erreur qui lui apporte du travail très difficile. C'est pendant sa troisième nuit blanche de ce travail qu'Amélie devient complètement folle: elle se déshabille et elle court partout dans le bureau. Cette expérience des chiffres et de folie devient pour Amélie la pire chose qui peut lui arriver. Même quand elle devient surveillante des toilettes, quand elle se sent la plus humiliée, elle dit qu'elle préférait cela que _ extraire ma calculette, à longuer de journée, de nombres de plus en plus schizophrènes _ (p. 135). Mais après tout, ce n'est pas seulement ces petits encouragements qui mènent Amélie à continuer à travailler malgré tout. Il existe une raison beaucoup plus profonde.
Pour un Japonais, démissioner veut dire _ perdre la face. _ Même si Amélie est humiliée comme surveillante des toilettes, elle ne perd pas la face en le faisant. Elle veut également respecter son contrat, qui encore six mois, mais plus profondement, elle veut être comme une nippone. En ses propres mots, elle doit cette attitude à _ un éblouissement de jeunesse : enfant, la beauté de mon univers japonais m'avait tant frappée que je fonctionnais encore sur ce réservoir affectif _ (p. 134). Cette beauté est représentée par peu de choses dans la compagnie Yummimoto, seulement monsieur Tenshi, l' _ ange gardien _ d'Amélie, et le grand patron, monsieur Haneda, qui est très gentil. Toutefois, grâce à de petits encouragements et une illusion enfantine du Japon écrasée par la réalité, Amélie tient le coup, malgré tout.

11/17/06 12:39PM


11/12/06 9:41PM

Dans la séction Les traditions poétiques de son livre Jeux de mémoire, aspects de la mnémotechine médievale, Paul Zumthor remarque que: La société européene, jusqu'a tard dans le 16e siècle, parait obsédé par le souci de garder en perpétuelle mémoire ce qui fond sa communauté: d'où cet appétit d'entendre et de raconter, cette tendance à extraire, de n'importe quoi, des leçons de vie. Les diverses formes poétiques m'apparaissent comme l'émancipation de ce besoin (p. 11). Au centre de la plupart de ces récits poétiques, il existe un personnage principal qui est le chevalier. Ce chevalier répresente les valeurs médievales, et l'évolution de ce personnage dans la littérature du Moyen-Âge nous montre également l'évolution des valeurs répresentées.

04/01/06 12:31PM


La Privatisation du Mont Orford
La privatisation d'une partie du parc national Mont Orford est un sujet très délicat dans la politique québécoise d'aujourd'hui. Selon un sondage réalisé par Léger Marketing, 76 % des Québécois s'opposent à ce nouveau projet du gouvernement Charest, qui vendrait aux intérêts privés le centre du ski et club de golf qu'on trouve au parc national de l'Estrie. Selon le même sondage, cette opposition chuterait à 56 % si le gouvernement Charest étendrait la zone protégée. Mais si dans les deux cas la majorité de la population est contre la privatisation, pourquoi est-ce que le gouvernement Charest a décidé d'aller de l'avant avec ce projet qui pourrait faire gravement baisser sa popularité?
Le gouvernement québécois donne plusieurs raisons différentes pour la privatisation d'une partie du parc. Tout d'abord, le nouveau ministre de l'environnement, Claude Béchard, a rappelé le public que la partie du parc qui sera privatisée n'est pas une aire protégée. De surcroît, la ministre responsable de la région de l'Estrie, Monique Gagnon-Tremblay, ajoute que le gouvernement fera une vente transparente - un appel d'offres visible au public. Madame Gagnon-Tremblay estime d'ailleurs l'importance économique du parc en rappelant à ceux qui sont opposés au projet qu'il existe 3 500 emplois grâce à la montagne. La privatisation est appuyé, en outre, par l'ex-skieur acrobatique et native de Magog, Nicolas Fontaine, qui dénonce Cependant, ces ne constituent pas seulement une petite partie de la population québécoise, mais plutôt une grande majorité de celle-ci.
À cet égard, selon un autre sondage réalisé par Léger Marketing, les Québécois soutiennent en grands nombres des projets pour améliorer l'environnement. 94 % des ceux-ci veulent que le gouvernement maintienne ou augmente ses investissements en transport collectif et 92 % pensent que la qualité de la santé et de l'air s'amélioreraient si l'on voyageait davantage en transport collectif tout en réduisant l'utilisation de l'automobile. Sous ce rapport qui montre l'environnement comme une grande priorité, il n'est pas étonnant d'apprendre que 76 % de la même population sont opposées à la privatisation d'un de leurs parcs nationaux. Si donc le gouvernement veut faire son projet pour des raisons économiques, tandis que les Québécois ne le veulent pas pour des raisons environnementales, quelles sont les autres options qui peuvent convenir aux deux priorités différentes?
La possibilité de créer un parc national du gouvernement fédéral du Mont Orford est une option qui pourrait plaire à la population, mais elle est plus difficile à réaliser. Sans le consentement du gouvernement québécois de céder ces terres au gouvernement fédéral, cette idée-là est plutôt une impossibilité. À cet effet, en parlant des personnes qui sont opposés à la privatisation, la ministre Monique Gagnon-Tremblay a dit qu'ils n'auraient pas d'option sauf acheter la montagne utilisant son propre argent.
En terminant, il semble que l'avenir du Mont Orford ne sera pas le produit des valeurs environnementales de la population québécoise, mais plutôt le produit des valeurs économiques du gouvernement Charest. Cependant, avec une telle grande partie de la population opposée au projet, les effets long termes ne seront pas visibles seulement à Mont Orford, mais également dans les prochaines élections provinciales.